Logo Haut
Pallianet.org   Fédération des associations des dames du calvaire
Acceuil Pallianet
ligne horizontale
ligne horizontale
ligne horizontale
fin Menu
 

L'ENFANT ET LA MORT : INTENTIONS

Ginette RAIMBAULT

Michel BRACK

 

 

 

 

Qu'il s'agisse de la mort ou de la naissance, l'enfant s'interroge et apprend à réfléchir si l'adulte ne lui barre pas tous les chemins (Ginette RAIMBAULT).

 

Deux objectifs: - Vaincre le Silence,

                     - Cerner la spécificité du regard de l'enfant sur la

                       maladie, la douleur, la mort et l'autre

 

VAINCRE LE SILENCE

Tout le monde sait, l'enfant sait et sait que les autres savent,

les adultes savent et savent que l'enfant sait, et pourtant rien ne se dit...

 

l'enfant malade ressent ce silence douloureusement, comme une sanction, un abandon, l'enfant qui se sait atteint d'une maladie « pas comme les autres » une maladie grave et qui peut être mortelle, ne se sent pas dépossédé de la vie, mais privé des « choses de la vie », il vit mais sait qu'il ne pourra pas se marier, ou avoir des enfants, ni choisir un métier (la vie ne se mesure pas en années, elle est).

Se taire, c'est tuer la vie.

 

Il se demande quelle faute il a commise pour être ainsi puni. Cette faute, il pense l'avoir commise lors de sa souffrance physique aigüe.

 

Lorsque tout son être étant pris dans le rets de la douleur, il n'avait plus aucune énergie disponible pour aimer l'autre. De ce « moindre amour » pour ses parents, il se sent coupable et souffre » G. RAIMBAULT.

 

L'ANGOISSE

« Je ne peux pas mourir, je suis trop petite »

« Si je me sens mal, c'est que je suis plus malade »

« J'ai peur de mourir et de mourir toute seule »

A cause de tout ce dont il est à l'origine, l'enfant se demande s'il est encore aimé:

« Tu m'aimes encore... malgré que je te donne tant de mal »

 

Nous pensons profondément que la seul aide que l'on puisse apporter à l'enfant qui va mourir est de lui montrer que notre désir est d'être avec lui jusqu'au bout (G. RAIMBAULT)

 

LE DESINTERESSEMENT DU MONDE EXTERIEUR

« Partir dans le rêve, roulé en boule, en se balançant doucement, tétant un pouce enveloppé dans un bout de chiffon les yeux mi-clos » tel est le tableau de l'enfant que le monde autour de lui n'intéresse plus, il satisfait ainsi tous ses sens, goût, odorat, toucher, en recréant un rythme et une permanence qui on été brisés par la disparition de l'autre (G. RAIMBAULT)

Rapportant le rêve d'un enfant (Ginette RAIMBAULT)

 

« le rêve réalise les désirs d'enfants avec un jeune homme, c'est-à-dire le désir de vie, alors que fréquentation et maternité lui sont interdits par les paroles maternelles et que le discours des médecins laisse la question de sa vie future sans réponse... »Si l'enfant ne rencontre personne capable de le rejoindre, s'il ne rencontre que silence ou mensonge, lui aussi se tait (G. RAIMBAULT).

 

CERNER LA SPECIFICITE DU REGARD DE L'ENFANT SUR LA MORT

Mais diront certains, l'enfant ne sait pas ce qu'est la mort !

 

Point n'est besoin aux enfants de concepts philosophiques pour aborder la mort, la voir, y penser, l'imaginer, l'accepter, la refuser.

l'adulte méconnaît le savoir de l'enfant sur la mort, comme il méconnaît le savoir de l'enfant sur la sexualité (G. RAIMBAULT).

 

Des entretiens avec les enfants, Ginette RAIMBAULT dit :

 

 

  • « Rien ne transparaît d'une évolution du concept de mort selon l'âge, ni dans la connaissance qu'ils expriment de leur mort à venir, ni dans l'appréhension d'une mort qu'ils imaginent être leur lot, ni dans les représentations qu'ils en ont ou les significations qu'ils lui donnent ».

 

LE SENTIMENT DE CULPABILITE

 

Fréquent chez l'enfant malade, qui se sent et dit être un fardeau pour son entourage, et responsable de la douleur morale de sa famille, de ses parents.

 

  • « Coupable d'être malade, coupable d'avoir à mourir, l'enfant s'accuse de faire souffrir son entourage ».

 

L'AGRESSIVITE

Pour l'enfant qui souffre, le monde entier est méchant.

 

« L'enfant joue très tôt à produire la disparition.

Il allume et éteint des allumettes, remplit et vide des lavabos, vide lui-même son pot, montre ses jouets et les cache... il s'agit en quelque sorte de meurtre symbolique. Plus tard, il affronte la mort-disparition dans d'autres jeux « rituels ».

Indiens et cow-boys s'entretuent, insectes, papillons et autres petits animaux sont poursuivis et cruellement écrasés.

 

« Plus l'enfant a peur, plus il essaie de tuer

à travers ces jeux, il exprime son agressivité à la mesure de sa peur » (G. RAIMBAULT)

 

 

CONCLUSION

Pourquoi laisser l'enfant parler de sa mort ? S'étonnent certains. A cela nous répondons : « Laisser le temps à l'autre de dire qu'il sait qu'il va mourir lui permet d'être reconnu, lui, dans ce temps d'avant sa mort, être reconnu dans ce moment-là, est synonyme d'être reconnu près de la mort ».

Etre reconnu est le désir fondamental de tout être humain (G. RAIMBAULT).


Dernière mise à jour le:  09/10/2006
  envoyer à un ami  version imprimable
Ligne Horizontale
Il était une fois ... perdre
L'accompagnement des personnes en deuil
Les deuils des médecins
Le suivi de deuils est l'affaire de tous
L'épreuve du deuil
Pertes changements transitions
Le Deuil d'un conjoint atteint de SLA est-il plus difficile qu'un autre ?
L'enfant et la mort
De la maladie au deuil
Ligne Horizontale

Ligne Horizontale
07/10/08
Assistante de formation

Centre de formation ratta...

18/04/08
Bordeaux

Maison de Santé des Dames...

08/04/08
Maison Médicale Jeanne Garnier

Infirmier(e), Aide-Soigna...

Ligne Horizontale
Palliaplus